Posts tagged ‘séduction’

septembre 24, 2012

Le désir sexuel

par meriza joly

Selon le site tasante.com, le désir sexuel c ’est la tendance consciente suscitée par un autre, une incitation aux relations et aux plaisirs amoureux et sexuels basée sur une capacité d ’imagination et de projection de réalisation d ’un plaisir sensuel.

Comment se construit le désir:

Le désir sexuel peut s ’éveiller spontanément ou avec un peu d ’aide et ce de plusieurs façon:

Spontanément lorsqu ’un évènement, un mot ou même un chanson nous remémore le souvenir d ’un moment délectable.
Parfois, de façon inattendue et étonnante: le regard croisé d ’une inconnue, le frôlement du partenaire, un certain éclairage, le tonnerre qui gronde, la pluie qui tombe…

  • En s ’imaginant l ’effet qu ’on pourrait provoquer chez l ’autre;
  • En imaginant faire l ’amour en parlant avec quelqu ’un;
  • En voyant quelqu ’un ou quelque chose qui nous rappelle au désir;
  • Lorsqu ’on s ’apprête à rencontrer son amoureuse ou son amoureux et qu ’on se projette dans une relation sexuelle.
  • Lorsqu ’on passe un bon moment avec quelqu ’un et qu ’on a envie, tous les deux, de se rapprocher plus intimement.

Le désir sexuel s ’éveille qu ’on soit seul ou avec quelqu ’un et l ’imagination joue une part importante sur celui-ci. Le désir se ravive lorsqu ’on se prépare positivement à la rencontre…

Un script sexuel c ’est un scénario qu ’on imagine lorsqu ’on anticipe une rencontre érotique. Le script sexuel nourrit le désir et il est très utile pour se mettre dans une ambiance propice aux relations sexuelles. L ’histoire qu ’on s ’invente peut être un fantasme sexuel c ’est à dire un scénario précis d ’une rencontre érotique ou tout simplement une rêverie où on s ’imagine titiller l ’amoureux, l’agacer, le surprendre ou oser lui suggérer une nouvelle pratique érotique. Le corps et l ’esprit participent à alimenter le désir sexuel.

Plusieurs revues et magazines présentent quotidiennement des articles pour éveiller la libido du couple mais très peu mettent l ’emphase sur la partie personnelle du désir. En effet, bien que les partenaires participent ensemble à le nourrir, une grande partie de celui-ci se vit à l ’intérieur de soi.

Se mettre en appétit :

Il y a plusieurs façons de se mettre dans l ’ambiance pour une rencontre érotique. Ce qui allume chacun de nous n ’est pas universel. Bien que la publicité nous offre un modèle du désirable et du sexy, il serait fou de croire qu ’il représente la majorité d ’entre nous.

Le constat malheureux est que plusieurs femmes perdent le goût de l ’étreinte car elles ne se reconnaissent pas dans les modèles présentés. La fraîcheur de la jeunesse, les logiciels qui effacent toutes traces de passage du temps, les modèles de super femmes en affaires comme dans le lit inondent notre imaginaire et sapent notre confiance érotique.

Les modèles de la femme désirable ne vous représentent pas? Qu ’à cela ne tienne!

Le désir sexuel se construit et s ’alimente de petits changements audacieux. Je ne parle pas de transformations extrêmes.  Pour plusieurs femmes, certains commentaires qui datent parfois de plusieurs années ont eu un effet dévastateur sur leur confiance en leur féminité. Oser porter une robe, oser porter un léger décolleté, essayer une nouvelle coupe de cheveux…Osez essayer quelque chose qui vous tente depuis longtemps et dites-vous bien que ces petits changements même s ’ils ne sont pas flamboyants pour certains sont des petites victoires pour vous.

Pour plusieurs femmes, l ’acharnement médiatique à nous définir anesthésie, à la longue, notre libido. Puisqu ’il est quasi-impossible de répondre aux diktats imposés, nous nous définissons par la négative: « je ne suis pas comme elles », « je ne suis pas comme ça ». Ultimement, je ne suis pas désirable…

Soyez rebelles, faites taire les vieux fantômes et choisissez ce qui vous allume, ce qui vous rend désirable à vos yeux avant tout!

Mériza

mai 29, 2012

La Sexualité en début de rétablissement

par meriza joly

 Arrêter de boire ou de consommer de la drogue pour un alcoolique-toxicomane est une chose et demeurer abstinent en est une autre. La sexualité et l’affectivité sont responsables de 70% des rechutes chez les  abstinents.

Cet article présente quelques uns des défis auxquels  la personne risque d’être confrontée en début de rétablissement.

Infos, trucs et conseils pour mieux passer au travers de la 1ière année de sobriété :

Quand une personne arrête de consommer, sa première année est remplie de premières fois. Plusieurs points communs définissent une nouvelle vie d’abstinence aux psychotropes par exemple: le travail, le logement, la santé physique, la situation financière, etc. Toutefois, le parcours amoureux et sexuels de chaque individu est différent depuis le début de sa vie. Les enjeux auxquels chacun est confronté demanderont des apprentissages différents. Par exemple :

Ceux qui arrêtent de consommer vivront une première année sous le signe du changement et de la redécouverte de soi et des autres. Pour plusieurs, la découverte d’une sensibilité nouvelle, d’une pudeur inconnue ou d’une difficulté dans sa communication avec les autres sera des domaines à explorer. Bienvenue chez les Terriens.

Là où auparavant la substance offrait un asile à la détresse, à l’ennui, à la colère ou la solitude, l’individu apprend à composer avec ces affects négatifs afin de ne pas retourner consommer.  C’est un défi énorme. Certains y arriveront avec courage et efforts mais d’autres abandonneront ou recommenceront le parcours à plusieurs reprises.

Le psychologue Dollard Cormier(1)  a proposé un modèle explicatif de la toxicomanie comme une façon pour l’individu de s’adapter à son environnement et aux divers évènements auxquels il est confronté.

…considérer la toxicomanie comme un mode d’adaptation privilégié, qui répond à un contexte existentiel donné. En se basant sur les principes de l’approche systémique, il pose l’alcoolisme comme un style de vie. Pour s’avérer efficace, toute intervention doit donc s’attarder aux différentes dimensions qui composent ce style de vie, soit les dimensions physiologiques, psychologiques et sociales.

Selon Cormier, l’usage des drogues sert à équilibrer les humeurs. Déprimé, stressé,  un peu de cocaïne? Un peu de ‘speed’ pour remonter le moral? Trop excité? Quelques bières ou comprimés vont calmer l’angoisse. En consommant ainsi, la personne n’a pas accès à ses tendances  dépressives, maniaques ou anxieuses et se retrouve tout à coup à devoir composer avec celles-ci  par de nouveaux moyens. Le même phénomène  est semblable au niveau de la sexualité.

Le désir sexuel

L’alcool est un désinhibiteur du comportement. Quelqu’un de  timide n’a plus aucune difficulté à sourire lorsqu’il consomme. Une autre qui n’aime pas son corps devient audacieuse et n’a plus de gêne à se montrer nue et à s’amuser au lit lorsqu’elle est en état d’ébriété.

Pour ceux et celles dont le désir était exacerbé par la prise de stimulant, il sera difficile de recommencer à vivre une sexualité à jeun. Celle-ci  comprendra l’apprentissage du désir sexuel et peut-être il y aura un deuil à faire des moments sexuels très ‘high’ lors de la sexualité sous psychotropes. Ce deuil est nécessaire car autrement, il restera toujours une réserve et une envie de retourner consommer. Cette situation est particulièrement très à risque au niveau de la rechute.

Concernant les femmes en particulier: certaines  femmes avaient du désir sexuel  instantanément en consommant de la cocaïne et maintenant, avoir le goût, désirer l’autre n’est plus automatique. Elles ne se reconnaissent plus et doivent apprendre à stimuler le désir chez elles.

Il y en a d’autres qui arrêtent de consommer et qui n’ont plus aucune vie sexuelle depuis longtemps et qui redécouvrent leur corps et les sensations physiques. Elles arrivent et commencent à se faire regarder comme une personne belle, intéressante, sexy et séduisante. Elles recommencent à s’habiller, à prendre soin de leur corps, à redécouvrir leur féminité, leur masculinité.

Il y a ceux et celles qui arrivent dans le programme après de nombreuses années de solitude affective et amoureuse. La bouteille était leur premier réconfort, grâce à elle, peu importe la solitude et l’isolement. La bouteille comblait ces besoins. Elles devront apprendre à connaître leurs limites, à communiquer, à s’affirmer et ne plus  fuir dans l’isolement.

D’autres sortent d’une relation ou d’une série de relation de couples minées par la chicane, la violence conjugale ou psychologique et qui ne savent pas comment en sortir. Leurs histoires confirment leurs croyances. Le doute et la méfiance peuvent continuer longtemps à nuire à leurs parcours amoureux.

Il y a aussi ceux et celles qui travaillaient dans l’industrie du sexe qui ne savent plus ce qu’est une relation équilibrée et respectueuse. Qui ne savent plus comment recevoir lors d’une relation sexuelle. On remarque chez certains hommes un grand questionnement  quant à leur orientation sexuelle. Bien que le sexe vendus surtout à des hommes a pu être sexuellement excitant, l’enjeu amoureux peut les troubler longtemps.

Finalement, il y a ceux et celles qui arrivent avec des traumatismes de l’enfance, violence, abus sexuels, négligence qui refera surface avec l’abstinence.

Parce que les gens n’arrivent tous aux  même niveaux, les besoins et les apprentissages ne seront pas les même.

Les alcooliques et les toxicomanes sont souvent extrémistes. Depuis quelques années, plusieurs études dans le domaine des dépendances ont démontrées que l’alcoolisme et la toxicomanie viennent souvent à plusieurs. Par exemple :

  • Redécouvrir le goût de plaire peut mettre à jour la séduction compulsive, le magasinage compulsif;
  • Redécouvrir les sensations physiques et avoir de  la difficulté à s’investir dans une relation amoureuse peut amener une dépendance sexuelle;
  • Vouloir être aimé à n’importe quel prix : de la dépendance affective
  • Devenir abstinent de sexualité : de l’anorexie sexuelle, outre-manger, «workolisme», etc.
  • Être habile sexuellement mais incapable de vivre l’amour peut mener à l’hypersexualité

Une addiction qu’elle soit à un produit ou à un comportement enferme la personne dans une dynamique à laquelle elle ne peut échapper qu’au prix de nombreux efforts.,

La séduction :

Chez les humains comme dans le monde animal, ce qui attire notre regard, c’est l’apparence physique : La couleur des cheveux, la couleur des yeux, la grandeur, le poids, les formes de son corps,  comment la personne se tient, ses mimiques fait partie du domaine non-verbal de la séduction.

Le deuxième niveau, c’est le niveau verbal : Le verbal nous donne beaucoup d’information sur l’état émotionnel d’une personne et sur sa capacité de s’affirmer. Est-ce qu’elle parle fort, rapidement ou son ton est posé? Le choix des mots aussi compte beaucoup, est-ce qu’ils sont valorisants , rassurant ou blessant? Est-ce que la personne parle toujours sur un ton de frustration, de colère? Le choix des mots peut attirer ou au contraire repousser les autres.

Les 2 niveaux dans le choix de partenaire sont d’égale importance et il faut apprendre à les développer. Avoir une attitude accueillante mais se négliger physiquement n’attisera pas l’envie ou le désir chez l’autre d’envisager une relation amoureuse. Choisir quelqu’un uniquement par son apparence physique peut être trompeur et il faut chercher plus. Devant ces informations, on peut regarder chez l’autre ce qui nous plaît ou nous rebute et parallèlement, essayez soi-même de développer des habiletés de séduction. Il n’est pas mauvais de choisir une partenaire bien pourvue et encore mieux si elle est tendre, accueillante et chaleureuse. Par-contre si la femme que vous choisissez est image de beauté de la femme idéale mais qu’elle est froide, distante et colérique, la qualité du désir sexuel et amoureux et la qualité même des érections risquent d’en être affectés avec le temps.

Une des composantes de l’amour, c’est l’admiration, si tu as honte de ton ou ta partenaire, la relation pourrait être vouée à l’échec.

 Les drapeaux rouges :

Il est super mais… Une abstinence nouvelle est fragile. Vous commencez à vivre vos émotions sans consommer, soyez vigilant dans vos choix amoureux. Certaines personnes ne sont pas faites pour vous et certains contextes pourraient nuire à votre rétablissement. Voici une petite liste de drapeaux rouges, n’hésitez pas à en rajouter à votre liste personnelle :

  • Quelqu’un qui batifole, les séducteurs compulsifs, les séductrices compulsives
  • Quelqu’un qui est non disponible
  • Quelqu’un qui dit ne pas être prêt pour une relation alors que c’est ce que vous souhaitez
  • De trop nombreuses histoires non réglés : loyer, travail, santé, etc.
  • Dénigrement, violence, malhonnêteté, etc.
  • Une personne qui aurait besoin de prendre de la médication mais qui ne le fait pas
  • Une personne engagée qui n’arrête pas de vous séduire
  • Une personne qui parle de ses anciens amoureux avec beaucoup de rancœur sans admettre ses responsabilités dans ce couple
  • Quelqu’un qui néglige ses responsabilités parentales

Manifester son intérêt :

La personne est à votre goût et vous êtes intéressé à la connaître mais vous avez la trouille. C’est ici que le courage prend tout son sens. Si votre estime de soi est faible, vous pouvez avoir tendance à abandonner avant même d’avoir commencé. Le manque d’estime de soi, c’est quand on a  des forces, des habiletés et des capacités mais que malgré tout, on se sent peu de chose. Soyez vigilant, n’abandonnez pas. Se faire dire non ce n’est pas se faire rejeter dans sa personne entière.

Quelqu’un manifeste son intérêt pour vous :

Vous n’êtes pas intéressé et ça vous met mal à l’aise. Si vous ne savez pas quoi répondre ou si vous avez tendance à répondre automatiquement et ensuite le regretter, vous pouvez prendre le temps d’y réfléchir. Quand on a peur de l’amour on fait souvent du sabotage. Se donner le temps d’y penser est tout à fait correct. Soyez vigilant face à vos motivations et soyez clair  et honnête quand vous lui direz. Prendre quelques heures ou quelques jours pour y penser avant de répondre est tout à fait correct.

Vous avez dit oui!

Restez calme, soyez vous-même et cessez de vous inventer des histoires rocambolesques dans votre tête!  Une première rencontre en privé est souvent stressante. Vous n’êtes pas à la confesse. Il n’y a aucune obligation de raconter votre vie de long en large et dans ses moindres détails. En plus d’être inapproprié, ça peut faire peur. Gardez-vous une petite gêne! Si vous noyez l’autre dans vos histoires sans lui donner l’occasion de placer un mot ou peu de mots, vous ne la reverrez peut-être plus. Une première rencontre est une occasion d’en savoir un peu plus sur l’autre : sports, loisirs, lectures, études, famille? Restez légers et donnez-vous le temps de vous apprivoiser. L’autre vous déclare tout de suite son intérêt? Permettez-vous de le dire si vous n’en êtes pas rendu à cette étape. Soyez honnête envers vous-même et envers l’autre.

  • Vous voulez seulement du sexe pour du sexe?
  • Vous souhaitez tenter une relation amoureuse?

Ne commencez pas une relation qui n’est pas en harmonie avec votre volonté car vous allez souffrir.

Ne commencez pas une relation intime en espérant qu’elle change avec le temps.

Votre temps est précieux, votre rétablissement l’est tout autant.

L’intimité  c’est d’être capable de se dévoiler et de vivre avec le silence de l’autre. C’est prendre une chance de dévoiler des choses qui ne se devinent pas.

Vous avez commencé à faire des activités ensemble et on dirait bien que vous vous enlignez vers une relation. Une discussion honnête s’impose :

Première relation sexuelle

Les Infections Transmissibles Sexuellement et par le Sang (ITSS): Si vous rencontrez quelqu’un et qu’il ou elle ne veut pas porter de condoms, vous vous exposez fortement à attraper une ITSS.

Prenons l’herpès comme exemple : 1/5 personne au Québec est porteuse du virus de l’herpès. Lorsque vous vous apprêtez à faire l’amour pour la première fois avec un ou une nouvelle partenaire, aimeriez-vous  savoir si elle a une ITSS? Si vous avez l’herpès, allez-vous lui dire avant d’avoir votre première relation sexuelle?

Vous commencez une vie sans consommer et vous  voulez devenir responsable? Si vous êtes porteur ou porteuse de l’herpès parlez-en à votre nouveau ou nouvelle partenaire avant votre première relation sexuelle. Si 1/5 personne a l’herpès, c’est possible qu’elle l’ait elle aussi, c’est possible qu’elle vous pose des questions et qu’elle accepte d’avoir des relations sexuelles protégées malgré votre herpès.

C’est possible aussi que la personne ne veuille pas continuer. Est-ce que c’est un drame? Non. Vous êtes porteur d’un virus, vous avez besoin de gens compréhensifs et supportant autour de vous. Aussi, vous avez une réputation à bâtir, il vaut mieux pour vous de vous faire connaître comme une personne responsable. Vous dormirez peut-être seul-e mais vous contribuerai à bâtir une estime de soi plus solide et vous dormirez mieux la nuit.

Vous commencez une relation amoureuse :

Quel genre de couples voulez-vous être? Quel genre de personne voulez-vous être en couple? Comment est-ce qu’on règle nos conflits? Dans le respect ou la discorde? Revoyez vos croyances. À quoi vous attendez vous de l’autre dans une relation? Qu’est-ce que vous êtes en mesure d’offrir? Soyez réalistes, n’essayez pas d’être parfaits.

Si vous traversez beaucoup de difficultés, n’hésitez pas à demander de l’aide et à aller consulter. Soyez des bons consommateurs, choisissez votre thérapeute avec soin. Déposer son histoire devant une autre personne va vous aider à changer de perspective, à aborder vos problèmes différemment et vous offrir une façon différente de faire qui respectera votre volonté. Faites attention de ne pas disperser vos problèmes de couple à tout vent. Soyez discret-es car plus vous en parlerez aux autres, plus vous aurez des suggestions contradictoires.

Souvent les gens consultent pour des difficultés relationnelles qui finissent par nuire à la vie amoureuse et sexuelle. Être en relation demande beaucoup d’efforts, de souplesse et souvent de beaucoup de courage. Ce n’est pas parce que vous êtes en rétablissement que c’est différent, c’est parfois parce que vous avez fui dans la consommation de nombreuses années et que vous n’êtes pas habitué de faire face aux émotions désagréables.

Si vous désirez consulter pour des difficultés sexuelles, plusieurs problématiques se traitent très bien. Par exemple : l’éjaculation précoce. C’est le problème numéro 1 chez les hommes et ça en est un qui se traite facilement. Si vous craignez d’entrer en relation à causes de ce trouble, venez consulter au lieu de rester seul. Si vous êtes déjà en couple, c’est encore mieux. Vous pourrez consulter en seul et parfois en couple. Plus on fuit un problème, plus il risque de nous empoisonner l’esprit.

Réminiscence d’abus sexuels :

Chez les alcooliques et les toxicomanes, le pourcentage de personnes abusées dans l’enfance est très élevé. La consommation a servie longtemps à endormir ces souvenirs douloureux et l’arrêt de consommation fera ressurgir ces abus sexuels. Il deviendra alors important de chercher de l’aide pour y faire face sans retourner consommer. Plusieurs organismes existent pour vous accompagner dans ce processus. Maintenant que vous avez décidé de vivre sans consommer, votre devoir envers vous-même est d’y faire face.

Quand on est confronté à des histoires reliées à l’enfance, on a tendance à les revivre avec l’esprit d’un enfant. Vous êtes maintenant des adultes et c’est avec des yeux et un esprit d’adulte que vous allez passer au travers.

Les schémas reliés à l’enfance:

Certains ont eu des enfances difficiles et viennent d’un milieu dysfonctionnel. Il faut être vigilant car lorsque ces schémas douloureux apparaissent, on peut avoir tendance à confondre la réalité avec nos schémas et confondre par exemple, la tyrannie avec  l’amour. La dépendance affective est très souvent reliée à l’enfance et celle-ci amène la personne à rester en relation malgré l’insanité et faire de la distorsion de la réalité pour accepter l’inacceptable. Choisir le rétablissement et l’abstinence c’est choisir de se remettre en question, c’est faire face à des émotions auxquelles on n’est pas habitué et de composer avec. Votre histoire ne s’effacera pas mais ses effets diminueront et ils cesseront de dicter votre vie. Prendre soin de soi c’est avoir la maturité de demander de l’aide et d’accepter de la recevoir.

Vivre sans consommer est un grand bonheur. Vous êtes libérés des obsessions et vous pouvez choisir une vie meilleure pour vous-même. Prenez soin de vous, vous êtes une personne importante. Vous commencez à vivre et vous allez devenir la personne que vous souhaitez être,  une personne qui vous ressemble et qui ne fuit plus son ombre.

(1) Cormier, D. (1984a). Toxicomanies : styles de vie. Chicoutimi : Gaëtan Morin Éditeur, 175 p.

décembre 17, 2011

Les hommes ne saisissent pas souvent les signes…

par meriza joly

Si vous êtes tombé sur cet article aujourd’hui messieurs, c’est peut-être un signe?

Selon l’article du Health Day: Men Often Misread Women’s Sexual Cues: Study

Certains hommes croient vraiment qu’ils sont désirés par toutes les femmes et d’autres ne saisissent pas les signes d’intérêt sexuel  que les femmes leur démontrent.

Lors d’une étude à laquelle ont participé 96 hommes et 103 femmes, les participants devaient évaluer le degré d’intérêt perçu chez la partenaire. Pour se faire, l’étude mettait en scène une activité de speed dating où chaque homme rencontrait 5 femmes pour une durée de 3 minutes.

Avant l’exercice, les participants évaluaient leur propre niveau d’attrait et ils devaient  exprimer leur intérêt à avoir une rencontre sexuelle à court terme. Après chaque conversation, les participants répondaient à certaines questions dont l’attrait physique éprouvé envers la participante et l’ intérêt sexuel qu’ils croient avoir suscité chez elle.

L’ auteure en est venue à ces conclusions:

  • Les hommes qui désirent une rencontre sexuelle à court terme avaient tendance à surestimer le désir de la femme envers eux.
  • Les hommes qui se considéraient « hot »  croyaient que les femmes l’étaient autant envers eux.  Cependant les hommes considérés comme attirants pour les femmes ne faisaient pas ce même lien.
  • Plus la femme était considérée comme attirante, plus les hommes se croyaient attirants.
  • Les femmes avaient tendance à sous estimer le désir des hommes envers eux.
Selon l’auteure Carin Perilloux, psychologue, il y a 2 possibilités d’erreur pour les hommes et 2 prix à payer.
1. Pour avoir sur-estimé son pouvoir d’attraction, le prix à payer est l’embarras pour l’homme.
2. Pour avoir sous-estimé l’effet positif qu’il a sur les femmes, le mâle a manqué l’opportunité de reproduire ses gènes.
Du point de vue de l’évolution humaine, l’homme qui se surestime a plus de chances de se reproduire et de passer ses traits génétiques à l’espèce.
***
NB: Ne partez pas en peur svp, insister peut être favorable à petites doses mais harceler peut vous mettre dans le trouble.
novembre 27, 2011

Les différentes manifestations de l’hypersexualité

par meriza joly

On s’imagine facilement que l’hypersexualité se reconnaît à la quantité de relations sexuelles qu’une personne peut avoir. L’hypersexualité c’est plusieurs facteurs à considérer et la quantité de partenaire en est un. Dans cet article, vous verrez qu’une personne peut être accaparée par la sexualité de plusieurs façons.  Voici donc quelques pistes à explorer.

Selon Schneider[i] (1994) n’est pas dépendant qui veut. Selon lui 3 critères doivent être présents avant de parler de dépendance:

  1. Incapacité de choisir si je veux ou non continuer le comportement
  2. Continuer malgré les pertes, les conséquences, les effets sur la santé.
  3. Être obsédé par cette activité

Différentes manifestations de la dépendance sexuelle:

1. Partenaires multiples : La personne cherche à avoir le plus grand  nombre de partenaires sexuels possibles sans s’engager.  C’est la sensation au détriment de la relation.

2. Érotomanie : Imaginer que des personnes sont amoureuses de soi sans qu’ils ou elles ne  le sachent, être obsédé par la personne dans ses pensées, avoir de la difficulté à ne pas y penser. Poussé plus loin, le harcèlement sexuel peut se manifester.

3. Séduction compulsive : C’est entre autres, l’habitude qui consiste à nouer des relations exclusivement sur le mode de la séduction, la recherche constante de conquêtes amoureuses et le besoin incontrôlable de plaire.

L’estime de soi est basée sur la quantité des personnes séduites. Si elle n’a pas séduit, la personne déprime. Ce qui compte, c’est de susciter un intérêt sexuel chez le plus grand nombre et non d’avoir nécessairement une relation sexuelle.

4. Masturbation compulsive : C’est lorsque l’activité prend une place prépondérante dans la vie de la personne et que la moindre tension ou frustration vécue l’amène à se masturber.

5. Pornographie : Un temps considérable est passé à visionner ou à rechercher des scènes de nudité, d’autostimulation ou de relations sexuelles sur images, vidéos, films ou sur des sites Internet.

Participer à des activités de clavardages (cybersexe) avec caméras est une activité  risquée. L’isolement, l’illusion d’être seul et anonyme amène souvent les gens à prendre des risques. Exposer sa nudité sur la Toile avec un ou une inconnue peut devenir un piège. Certains individus sans scrupule ont déjà démontré que le risque de chantage est possible et  certaines personnalités publiques en font fait la démonstration régulièrement dans les médias.

6. Services sexuels : Coût financier important associé à des activités sexuelles: travailleuses du sexe, massage, bar de danseuses, peep show, etc.

7. Voyeurisme/ Exhibitionnisme/ Frotteurisme: Ces 3 activités sont aussi appelées les libertés indécentes. Le voyeur se cache de longues heures afin d’entrevoir une personne dans son intimité, l’exhibitionniste ne s’expose pas toujours ouvertement, parfois il ou elle s’habillera de façon à s’exposer innocemment, le frotteur cherche à toucher subtilement ses victimes. Dans les 3 cas, ces activités amènent une victimisation, pourquoi? Parce que l’autre personne n’a jamais eu la possibilité de donner son consentement à cette activité.

Certains comportements n’amènent pas toujours une dépense en terme financier mais ils amènent un coût en temps investi dans l’activité:

  • manque de sommeil;
  • mauvaise alimentation;
  • isolement social;
  • absentéisme;
  • perte d’emploi;
  • arrêt ou stagnation dans la carrière;
  • diminution des autres activités de la vie.

La honte et la haine de soi habite souvent les gens aux prises avec l’hypersexualité. Ce qui était excitant et valorisant un jour est devenu un secret que l’on doit cacher à nos amis et à nos proches. C’est souvent l’accumulation de problèmes tels que la santé, les problèmes au travail, une menace de rupture, etc. qui amène la personne à chercher de l’aide.

Il est possible pour certains de s’en sortir seuls mais c’est plus difficile. Quand la personne est isolée avec son trouble depuis un certain temps, être accompagné par une personne qualifiée rendra la démarche plus réelle et plus facile. Les technologies d’aujourd’hui favorisent l’accès à un monde sexuellement envahissant,  inimaginable il y a quelques années. Assurez-vous que le professionnel que vous voulez rencontrer connaît les technologies assez pour comprendre vos enjeux personnels et les mesures particulières que devront être mises en place.


[i] Schneider, J. P. (1994). Sex addiction: Controversy within mainstream addiction medicine, diagnosis based on the DSM-III-R, and physician case histories. Sexual Addiction and Compulsivity, 1, 19-44.

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