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juillet 15, 2013

Intimité: Aborder ses insatisfactions sexuelles en couple

par meriza joly

Cet article est le premier d’une série qui concerne les sujets difficiles à aborder en couple. En effet, il y a certains sujets plus ardus à discuter avec un partenaire sexuel et j’en décortiquerai quelques uns pour vous dans mes articles futurs. Si vous avez des suggestions  n’hésitez pas à me les proposer. Bonne lecture!

Les insatisfactions sexuelles

À moins d’être tombé sur un télépathe extra-lucide et doué, il arrive souvent lorsqu’on rencontre un nouveau partenaire, que l’on doive le guider un peu sur nos préférences sexuelles. Sans avoir un fétichisme rare ou des habitudes sexuelles particulières, si on veut jouir et que l’on connaît son corps, donner des pistes au nouveau partenaire peut éviter bien des frustration (les vôtres surtout).

Lorsqu’on ouvre son intimité sexuelle à une autre personne et que l’ont doit parler de ses insatisfactions sexuelles, c’est rarement facile. On se retrouve à un endroit où il y a peu de nuances et où on balance souvent entre:

  • La peur de se sentir incompétente /La peur de faire sentir l’autre inadéquat.
  • La peur de blesser l’autre dans son amour-propre
  • Craindre de passer pour une perverse / craindre d’avoir quelque chose qui cloche

Que l’on initie le sujet ou que l’autre le fasse, il faut faire preuve de maturité affective. On le dit maintenant depuis plusieurs décennies: la femme est responsable de son plaisir. Elle est responsable de nommer ce qui l’amène à l’orgasme. satis

Cette discussions fait partie de celles qu’on ne voudrait pas avoir à faire. On voudrait que tout soit facile, qu’on atteigne tout les deux l’orgasme sans trop de difficulté…

C’est possible mais parfois, ça ne se passe pas de cette façon . Si cette personne nous plaît et qu’on la fréquente plus sérieusement, il faudra aborder le sujet tôt ou tard avant que la frustration ne vous gagne.

Les préférences des unes ne font pas toujours le bonheur des autres…

Mêmes quand nos techniques ont bien fonctionné par le passé, ça ne veut pas dire que la formule sera toujours gagnante. Ne croyez pas que ce soit un signe d’incompétence ou d’incompatibilité sexuelle. Par exemple: Certaines femmes adorent se faire stimuler les mamelons très légèrement, d’autres aiment se les faire pincer et toutes deux sont heureuses et en santé.

ImageCourage….

Vous vous dites que vous avez déjà effleuré le sujet à plusieurs reprises et rien ne change. Vous ne savez plus quoi faire ou comment aborder le sujet et vous devenez de plus en plus frustrée?

Premièrement: Le meilleur moment pour avoir cette discussion n’est ni dans le lit ni durant les préliminaires ni juste après avoir eu une relation sexuelle insatisfaisante. Il faut choisir un endroit neutre et un moment où vous n’aurez aucune obligation qui vous empêchera de discuter aisément.

Deuxièmement: Vous devez vous préparer intellectuellement car vous ne ferez pas qu’effleurer le sujet:

  • Qu’est ce que vous aimeriez qu’il vous fasse?
  • Est-ce qu’il vous le fait? Souvent ou vous devez le redemander à chaque fois?
  • Combien de temps auriez vous besoin pour être satisfaite?
  • Est-ce que vous le sentez impatient et ça vous déconcentre?
  • Comment vous sentez-vous?

Suggestion #1: Si vous avez peur de dire des choses qui dépasseraient votre pensée, préparez vous par écrit. Dites ce que vous voulez dire, préparez des choix de réponses si craignez de devenir émotive ou confuse. Tâcher de ne pas blâmer et transformer cette discussion importante en conflit.

Troisièmement: Il est important de signaler à votre partenaire que cette discussion est importante pour vous et si elle est difficile à faire, dites le lui. N’oubliez pas d’énumérer ce qui vous plaît dans cette relation et pourquoi vous voulez que votre sexualité s’épanouisse ensemble.

Quatrièmement: Accordez vous du temps pour votre plaisir sexuel. Il ne faut pas qu’en parler mais avoir des gestes concrets pour arriver à votre satisfaction sexuelle.

Pour terminer: Observez vos réactions lorsque votre partenaire vous stimule sexuellement, est-ce que vous arrivez à accepter que l’autre s’occupe de vous? Est-ce que votre mental vous répète que vous ne jouissez pas assez vite? Que vous êtes égoïste?  Regardez si vous n’auriez pas un peu d’anxiété de performance.

Suggestion #2: Yeux ouverts ou yeux fermés?

Avoir les yeux ouverts lors d’une relation sexuelle nous amène avec l’autre dans le Nous. Avoir les yeux fermés nous ramène dans notre corps. Si votre mental parle trop, ouvrez les yeux et soyez avec l’autre. Si vous avez les yeux ouverts et que vous avez peu de sensations physiques, fermez les yeux un peu et concentrez vous sur votre corps…

Image

Pour ceux qui sont intéressés, l’article précédent pourrait vous donner des idées….:

« Sensualité: La Peau & Le Toucher« 

PS: le texte est écrit sous une forme hétérosexuelle F.H. mais la situation peut se présenter sous toutes les formes d’orientation sexuelle et les exercices sont adaptables à tout les genres.

(C) Mériza Joly

novembre 1, 2012

Sensualité: La Peau & Le Toucher

par meriza joly

Le toucher est indispensable à la survie des nouveaux-nés. De la naissance à la vieillesse, les humains se touchent pour se rassurer, s’encourager, se chamailler et s’aimer.

De l’effleurement à l’embrassade, le toucher nous permet de transmettre à l’autre toute la tendresse et l’envie qu’elle éveille en nous. Chez la personne qui reçoit, accueillir ce contact, encourager la multiplication des caresses et se laisser aller jusqu’à l’extase est un plaisir délectable.

L’art de l’amour se joue sur deux pôles qui éveillent des plaisirs distincts: contrôler-se laisser faire ou donner-recevoir. L’une ou l’autre des polarité participe à la danse des amants.

Du petit câlin aux ébats passionnés, la peau transmet à notre cerveau différentes sensations qui se manifestent par une respiration qui s’emballe,  des soupirs, des gémissements  et  des « Oh Oui! » qui encouragent l’autre à continuer. C’est ainsi que les amants mettent en place leur répertoire sensuel…

La théorie: La peau contient différents types de cellules nerveuses situées à des profondeurs variées de notre peau. Certaines sont sensibles à la température, à l’effleurement, à la pression, aux vibrations légères ou profondes, à l’étirement de la peau. D’autres nous renseignent sur notre position dans l’environnement.

De l’effleurement des lèvres dans le cou aux gifles des adeptes, différents touchers favorisent diverses sensations.

Effleurer: Avec ses lèvres, avec ses joues, avec la langue, avec ses mains. L’effleurement est souvent présents dans les préliminaires amoureux ou lorsqu’on commence à effleurer une partie du corps. Ainsi, les amants caressent les cuisses près de la vulve ou du pénis lorsqu’ils s’y arrivent au début d’une relation sexuelle. Lorsque le corps a été longuement caressé, les sensations reliées à l’effleurement deviennent moins sensibles et il faut passer à d’autres types de caresses. Toutefois, selon chaque personne, il faudra toujours être délicat autour des seins et des testicules.  Attention aux chatouillis, certains n’apprécient pas et ils peuvent éteindre les ardeurs.

Caresser: On caresse surtout avec ses mains, les bras peuvent servir à la prolonger et selon notre position, les jambes peuvent aussi y participer.

Palper: On palpe en serrant + ou – légèrement avec ses mains lorsqu’on veut ressentir l’autre. Évidemment, il faut de la chair et les zone qui s’y prêtent doivent être charnues:  les fesses, les épaules, les bras et si madame s’y plait, les seins.  Attention, palper n’est pas pincer.

Pétrir: Est un cran au dessus de palper. Lorsqu’on pétrit le corps de l’autre, on empoigne avec plus de vigueur la chair. Évidemment, les fesses se prêtent bien à cette caresse.

Frotter: On frotte avec les mains quand on veut se réchauffer.  On frotte l’autre avec son corps lorsqu’on veut se rapprocher. On frotte les parties moins sensibles du corps: jambes, dos, épaules, fesses mais aussi la vulve, le clitoris et l’anus. Se masturber c’est se frotter! Qu’on le fasse avec ses doigts, avec un objet ou avec son pénis, ces frottements plus ou moins prononcés donnent beaucoup de plaisir aux amants. Attention: les frottements comme les effleurements deviennent moins sensibles assez rapidement s’ils gardent la même intensité trop longtemps. Si vous frottez avec vos mains trop vigoureusement, vous provoquerez une sensation de brulure. Pour éviter  cette sensation plutôt désagréable,  utilisez un lubrifiant à base d’eau pour les organes génitaux, la caresse deviendra ainsi plus plaisante pour l’autre et plus facile à faire pour vous.

Pincer: Les pincements éveillent une sensation de douleur allant de légère à plus intense. Pincer les seins, en particuliers les mamelons peut provoquer beaucoup de plaisir et favoriser l’excitation sexuelle. Plusieurs femmes et hommes l’apprécient. C’est une sensation qui s’apprivoise et dire à l’autre qu’on aime est parfois intimidant pour les partenaires. Attention, si l’autre n’aime pas, il vaut mieux ne pas insister.

Grafigner: On grafigne avec ses ongles, parfois lors d’une excitation intense, les femmes (surtout) vont grafigner le dos ou les épaules du partenaire. Dans certaines civilisations, lorsqu’un homme était « amoché » après une nuit d’amour, c’était un bon signe. Il avait su éveiller les ardeurs de la dame. Attention, les amoureux peuvent aimer la sensation des ongles dans leur dos mais ceux qui aiment avoir des marques dans le dos sont plus rares.

Taper: Claquer une tape sur les fesses est une caresse qui peut surprendre à prime abords mais certains amants apprécient le geste lorsqu’il est fait au bon moment. De légères à cinglantes, l’important c’est d’y trouver ou non son plaisir.

Gifler: La gifle érotique est une pratique peu coutumière. Les amants, tour à tour se claque une gifle lors de la relation sexuelle. Il peut s’agir de petites gifles pour s’agacer ou de gifles franchement données. Attention: la mâchoire et le cou peuvent en souffrir.

Étirer: Tirer les cheveux, étirer les orifices, écarter les jambes provoquent des sensations de douleur-plaisir particulières.

Mordiller: On mordille en pinçant les lèvres ou doucement avec les dents. Différentes parties du corps s’y prêtent bien en autant que le geste demeure léger: les oreilles, les mamelons, le cou.  Certaines femmes peuvent apprécier la caresse des lèvres serrant leur clitoris mais sachez que rares sont celles qui apprécient se faire mordiller le clitoris avec les dents et les hommes n’apprécient guère non plus la sensation ni même la vue des dents sur leur phallus.  Mordre: on peut mordre plus franchement dans le cou, les épaules et chez certains les mamelons. La morsure érotique peut être excitante car elle provoque une douleur-plaisir qui s’éveille sourdement quand on la donne graduellement.

Lécher: On peut lécher le corps tout entier mais certaines parties telles: les oreilles, le cou, les seins, la vulve, les testicules, le pénis et l’anus sont vraiment dans le palmarès des régions corporelles les plus visitées. N’oubliez pas qu’une hygiène irréprochable favorisera l’envie d’explorer le corps avec sa langue mais, encore faut-il que les deux amants y prennent plaisir réciproquement.

Embrasser: Le baiser, premier geste qui nous rapproche de l’autre. Qu’on le donne sur la bouche ou sur le corps tout entier, il dit avec affection,  amour  et passion notre désir de l’autre. D’un peu qu’on entrouvre la bouche, la porte s’ouvre pour laisser place à l’autre en soi. Certains les aiment humides ou bien mouillés et d’autres les préfèrent secs. Complices des lèvres, la langue ouvre la danse aux plaisirs charnels des amants.  Attention: une halène trop prononcée peut repousser l’autre et si l’expérience se répète, les longs baisers langoureux louangés par les poètes disparaîtront de votre répertoire érotique.

Suçoter: Suçoter c’est aspirer légèrement la peau avec le bout des lèvres en léchant en même temps, l’objet de votre désir. Certaines parties du corps comme les mamelons, le cou, le clitoris, la vulve, les testicules et le gland du pénis sont sensibles à cette caresse. On suçote sans aller trop fort les mamelons sensibles, les testicules et le cou si on ne veut pas y laisser sa marque. Comme d’autres caresses, on ne peut s’y arrêter éternellement car le corps ne ressent plus la caresse après un certain temps. On suçote pour éveiller les sens, pour ensuite commencer à Sucer. Les parties du corps sensibles sont le cou, le clitoris et le pénis. Plusieurs adorent le geste mais comme nous sommes différents les uns des autres, il faut demander ou dire à l’autre comment on aime se faire sucer et on s’y attarde alors selon les préférences de l’autre. Attention, sucer peut provoquer un orgasme!

Serrer:  On serre sa main sur le pénis du partenaire avec plus ou moins d’intensité selon sa sensibilité. La zone la plus sensible du pénis est le gland. Les hommes qui ne sont pas circoncis peuvent aimer la sensation du prépuce calottant et décalottant le gland en serrant plus ou moins fort et en masturbant plus ou moins rapidement. Il ne faut pas hésiter à demander ou à dire à l’autre ses préférences. Cette caresse peut faire partie des préliminaires sexuels ou être reçue jusqu’à l’éjaculation selon le désir des amants. Pour les hommes circoncis, la technique est la même mais il ne faut pas tenter de faire remonter la peau ni trop bas ni trop loin. Puisque monsieur est circoncis, il peut être plus facile de le faire avec du lubrifiant . Pour la femme, des pressions appuyées sur les parois vaginales par des frottements provoquent des sensations de plaisir très agréables. Certaines femmes apprécient même l’effet de secousses plus rapides et plus fortes. Elles peuvent alors favoriser une lubrification abondante. Avec ces gestes, le célèbre « Point G » peut se faire connaître. Ces pressions érotiques vont éveiller des capteurs de plaisir situés dans la profondeur des tissus vaginaux humides.   On dit même que ce qui provoque l’orgasme vaginale chez la femme serait plus l’effet de la pression et de la vibration que provoquent les doigts, l’objet ou le pénis dans le vagin que l’effet de glissement du va-et-vient…La zone anale,  tant interne qu’externe est une zone très sensible à plusieurs égards: distanciation, vibration, pression, température et frottement. Que l’on choisisse la sodomie ou non,  sa stimulation peut favoriser de puissants orgasmes tant chez l’homme que chez la femme.

Pour terminer, sans l’aide d’aucun objet, on peut s’amuser beaucoup. Explorez le corps de l’autre et faites du vôtre l’autel de toutes les voluptés.  Gardez l’esprit ouvert et prêtez votre corps à la science …de l’amour!

Mériza Joly (C)

PS Je vous suggère d’utiliser un lubrifiant comestible, ils ne limitera pas vos jeux…

Mériza Joly (C)

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