Archive for ‘sexothérapie’

août 30, 2012

Pourquoi la sexothérapie?

par meriza joly

Il arrive souvent qu’un des deux partenaire soit un peu mécontent dans sa relation de couple pour toutes sortes de raisons:

  • Trop de chicanes
  • Pas assez de sexualité
  • Trop de demandes sexuelles de la part du conjoint
  • Disparition du désir sexuel
  • Trop de déceptions
  • Problèmes financiers
  • Monotonie, etc.

Lorsqu’il y a une tentative pour discuter de la situation, la conversation n’aboutit pas à des solutions tangibles et l’insatisfaction demeure.

Certains vont alors suggérer d’aller en thérapie de couple mais le partenaire ne veut pas. Il dira alors:

  • Nous sommes capable de régler nos problèmes seuls
  • Je ne veux pas qu’une tierce personne apprennent notre histoire
  • Je ne veux pas me  faire chicaner par deux personnes
  • Ça ne va pas si mal…

Il existe plusieurs catégories de couples qui consultent en sexothérapie entre autres:

  • il y a les nouveaux couples sans enfants qui veulent de l’aide pour améliorer leur sexualité,
  • il y a les couples avec de jeunes enfants qui sont pris dans leurs obligations et qui se sont oubliés,
  • il y a les couples qui ont réussi leur vie professionnelle et qui se retrouvent après 25, 35 ans de vie commune et qui n’en peuvent plus du statu quo et finalement,
  • il y a des couples qui consultent mais qui ne veulent rien changer.

Lors de la première rencontre en sexologie, les couples sont souvent mal à l’aise, ils ont un peu honte d’avoir à demander de l’aide et ils peuvent même  sentir qu’ils trahissent l’autre en exprimant leurs insatisfactions.

La sexothérapie pour le couple est un travail qui demande beaucoup de courage et de bonne volonté. Les couples arrivent souvent en crise et c’est souvent une crise du statu quo. À force de tempérer, de vouloir plaire, de ne pas s’affirmer ou de ne pas être entendu, l’ultimatum est lancé.

Cette crise, même si elle est extrêmement difficile, demeure souvent salutaire pour le couple. Les sexologues peuvent vous accompagner et vous guider dans cette démarche en toute confidentialité. On peut consulter en sexologie pour des problèmes relationnels, affectifs et sexuels.

(c) Mériza Joly

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avril 26, 2012

La peur de l’engagement version féminine

par meriza joly

On connait tous des femmes qui semblent avoir  tout ce qu’il faut pour être en relation mais qui sont  célibataires depuis fort longtemps. Elles ne manquent pas d’occasions, elles ont un ami intime mais rarement une relation stable. Quand elles font une nouvelle rencontre, la passion et les frissons sont au rendez-vous mais l’histoire se termine souvent avec un: « Oui, mais…»

La peur de l’engagement:  version rose

En général, dans la croyance populaire, les hommes ont peur de l’engagement et  les femmes  recherchent toujours une relation sécurisante, stable et sérieuse. L’anthropologie nous dit même que puisque la femme porte et prend soin des enfants, sa meilleure stratégie de survie sera toujours l’engagement. Quand une femme est seule depuis longtemps, on se demande ce qui cloche chez elle et avec le temps,  c’est elle-même qui se pose cette question.

Pourquoi les femmes ont peur de l’engagement?

La peur de l’engagement peut provenir d’expériences antérieures douloureuses:

  • Le divorce difficile des parents;
  • Une rupture qui s’est mal terminée;
  • Une relation antérieures empreintes de violences;
  • Un problème de santé physique: dyspareunie (douleur au niveau de la vulve lors de la pénétration), une ITSS (Infection Transmissible Sexuellement et par le Sang) qu’on a pas envie de révéler comme l’herpès;
  • Un viol ou de l’inceste dans l’enfance qui compliquent la sexualité;
  • La peur d’avoir mal, d’être abusée, trompée;
  • Etc.

Quand la peur de l’engagement est un automatisme inconscient, elle peut se manifester sournoisement de plusieurs façons:

L’auto-sabotage et les manifestations de la peur de l’engagement:

  • Auto-sabotage amoureux  version féminine: s’inventer un idéal parfait qui n’existe pas;
  • Repousser les prospects ou le nouvel amoureux, en se plaignant ou en étant franchement désagréable;
  • Perte de la libido: pour éviter d’être vulnérable, pour se protéger;
  • Auto-sabotage en négligeant son apparence, son poids : l’image de soi devient négative et la personne ne se sent plus désirable;
  • Repousser l’autre pour: protéger ses habitudes, ses secrets et ses manies;
  • Ne pas s’investir en manifestant peu d’intérêt à l’autre;
  • En ne portant attention que sur les aspects négatifs de l’autre;
  • Etc.

L’auto-sabotage peut aussi provenir des divers messages véhiculés dans la publicité. En effet, si on suit les messages publicitaire, nous, les consommateurs sommes des êtres qui ne méritons que ce qu’il y a de mieux.  On ne devrait pas se contenter de miettes ou de demies-mesures. L’autre devrait être toujours prêt et l’intolérance à l’imperfection est devenue légitime. Le «Je le mérite bien!» n’est plus un but à atteindre, mais une loi à respecter. Ce que j’exige n’est rien de moins que le meilleur.

Plusieurs mythes concernant les relations amoureuses parsèment d’embûches la recherche amoureuse. L’idée que si l’amour véritable existe dans un couple:

  • Il n’y a pas de conflits;
  • La sexualité est  facile et satisfaisante instinctivement;
  • Je n’ai pas besoin de demander ou d’expliquer rien, on se comprend à merveille.

Il est bon de se questionner à savoir si on n’entretiendrait pas une vision irréaliste de l’amour. La peur de l’engagement est reliée de près à la peur de l’intimité, à la peur de montrer ses imperfections ou ses vulnérabilités. Être intime, c’est aussi montrer son humanité.

Malgré cette peur bleue de l’engagement, les besoins affectifs et les besoins sexuels des femmes ne disparaissent pas pour autant. Une femme peut avoir peur de l’engagement et avoir des envies et des pulsions sexuelles normales.  Pour certaines, la recherche constante de nouveaux partenaires offre un moyen efficace pour éviter la détresse que peut causer la peur de l’engagement  et permettre un semblant de vie amoureuse socialement acceptable. Cependant, la multiplication des aventures comme antidote à la phobie de l’engagement ne comblera jamais les besoins affectifs profonds.

La base de l’intimité sous-tend l’ouverture et la révélation de soi. Cet enjeu minimal peut se révéler être un facteur anxiogène extrême.  Reconnaître ses peurs reliées à l’engagement et accepter qu’il y ait une période d’inconfort en début de relation est le premier pas à franchir.  Perdre ses repères habituels est un exercice périlleux mais nécessaire pour passer à un engagement profond et durable.

Là où jadis la femme érotisait  le mystère, l’inconnu, la nouveauté et à la limite le danger, elle doit trouver de nouvelles façons d’investir érotiquement son partenaire amoureux. Érotiser l’amour, la stabilité et le quotidien amoureux. Reconnaître sa fragilité et se rappeler que l’engagement, on le fait à soi-même  avant tout.

Mériza Joly   M.A.
Sexologue Psychothérapeute

novembre 22, 2011

Bienvenue sur mon blog!

par meriza joly

Bonjour le Monde!

Sexologue clinicienne en cabinet privé, je pratique la sexothérapie  à Longueuil sur la rive-sud de Montréal.
Je reviens après 2 années passées au Nunavik. J’avais ce rêve depuis l’adolescence. Alors ça y est, j’y suis allée!

Pas toaugust fog  & iceberg in quaqtaq 025ujours facile le nord du Québec. C’est loin, il fait noir et froid. La nourriture coûte chère et la misère est grande.
Le taux d’abus sexuel est le plus élevé au Québec. Comme les communautés sont petites, les abuseurs et les victimes se côtoient quasi-quotidiennement.

J’étais dans la communauté de Quaqtaq, une communauté de 325 âmes, 1 seule épicerie et elle ferme à 6h pm.

Alerte aux ours polaires, alerte aux loups! Au cœur de l’hiver, le soleil se couche à 13h45. Les nuits sont longues. 325 âmes, ça ne fait pas beaucoup de célibataires disponibles…60% de la population est âgée de moins de 20 ans.

Les Inuits sont un peuple en pleine transformation. Plantés entre les traditions et la modernités, ils cherchent à conserver leurs langues, ils aiment la chasse, la pêche. Peuple nomade, ils adorent se promener.
J’ai aimé mon expérience mais je suis contente d’être de retour.

Le phénomène des dépendances m’intéressent, tout particulièrement, les dépendances affectives, l’hypersexualité ainsi que les relations d’amour, d’amitié et de convenance. . Le fait d’être témoin de l’impact de l’abus sexuel dans le Nord m’a incité à me faire former en délinquance sexuelle.  Je suis membre du RIMAS- Regroupement des Intervenant en Matière d’Agression Sexuelle, depuis juin 2011. Je vous en reparle bientôt!

En espérant des échanges palpitants! Bienvenue sur mon blog!

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