Archive for ‘Internet’

décembre 29, 2011

Qui fréquente les sites de rencontres en ligne? 2e partie

par meriza joly

C’est en 1995 que le premier site de rencontre en ligne a vu le jour. Bien que l’arrivée des sites a été accueillie avec un certain scepticisme,  il existe maintenant des centaines de sites de rencontre et ces derniers ciblent des clientèles  spécifiques: rencontre entre sportifs; rencontres pour les amateurs de plein air; pour les gays; les professionnels; les 50 ans et plus. Il y en a pour tout les goûts et pour toutes les catégories de personnes.

Un tel rassemblent de personnes ne passent pas inaperçus pour les chercheurs et anthropologues.  Mis à part le Qui? Quand? Comment ? Où? Combien? avec Qui?, les chercheurs tentent de comprendre les motivations des gens et jusqu’à quel point leur présentation reflète la vérité.  Si auparavant on ne considérait pas les rencontres en ligne comme du réel, les rencontres qui commencent dans le virtuel font maintenant vraiment partie de la vraie vie et ce phénomène ira en augmentant. Entre 2007 et 2009, aux États-Unis, 21% des couples hétéros et 61% des couples de même sexe se sont rencontrés en ligne. Sur une plus grande échelle, on dit que maintenant, 1/9 couples s’est formé par le biais de l’Internet. Avis aux intéressés…..

Pai-Lu Wu du  Cheng Shiu University et Wen-Bin Chiou du National Sun Yat-Sen University de Taiwan ont découvert que plus le nombre de prospect est élevé lorsque les gens font une recherche sur les sites de rencontres, moins ils font attention au choix de partenaires.  Selon Chiou, un nombre élevé de prospect possible est une lame à deux tranchants. Les gens veulent une plus grande quantité de choix parmi lesquels choisir mais devant ce nombre, ils deviennent sur stimulés et ils ne voient plus le meilleur choix de partenaire.

Selon une autre recherche publiée en 2008 dans le Journal of Interactive Marketing, les membres des sites de rencontre vont passer en moyenne 12 heures de présence sur les sites par semaine à visualiser des fiches, envoyer des demandes de contacts, etc. pour avoir moins de 2 heures de rencontres en réel. Beaucoup de temps est utilisé à la recherche de partenaire versus l’évaluation des partenaires rencontrés. Lorsqu’ils font une rencontre, la personne est évaluée superficiellement au détriment d’une évaluation où la réussite dans la formation d’un couple serait réellement estimée. Aussi, lorsque les possibilités de contacts sont élevées, les chercheurs d’amour ont tendance à augmenter leurs attentes de manières irréalistes et de ce fait, rechercher Monsieur ou Madame Parfaite, un-e partenaire qui n’existe que dans leur imagination.

Vérité ou mensonge?

Selon l’approche systémique en sexothérapie, une des variables qu’on observe est ce qu’on nomme le soi de vitrine. Le soi de vitrine c’est ce qu’on veut bien montrer aux autres. Il est entendu que selon les circonstances, stratégiquement parlant, on fera voir aux certains aspects plus beaux de notre personne et on en cachera d’autres . Les rencontres sur Internet sont semblable et compte tenu du fait que la compétition en ligne est très  forte, les gens cherchent à se démarquer positivement.

Selon l’étude de Leah Lucid dans le Wesleyan Journal of Psychology:  Representing the Self in Online Dating, les mensonges sont pour la plupart bénins et ils sont souvent fait pour éviter les contraintes des moteurs de recherche.

81% des gens mentent sur leur grandeur, leur poids et/ou leur âge. Les mensonges ne sont pas trop gros car les gens souhaitent se rencontrer éventuellement. Ces mensonges sont en quelques sortes, une forme d’embellissement de la vérité. On créera un profil où il est question d’une activité ou d’un sport qu’on pratique pour vrai déjà, d’un sport ou d’une activé pratiquée auparavant qu’on voudrait reprendre ou même une activité qu’on aimerait commencer. J’ai même lu qu’une personne aurait indiqué 15kg en moins et que ce mensonge lui aurait permis de se motiver à le perdre.  Bien que plusieurs souhaiteraient que les gens décrivent leur «vraie-soi», ils vont se décrire eux-même en «soi-idéal».

Toutefois, lorsque le mensonge est trop gros, ça ne passe pas bien. Les déceptions les plus grandes proviennent des fausses photos, des gens mariés qui ne l’avaient pas mentionnés;  des gens qui se font passer pour une personne de l’autre sexe.  L’anonymat des sites de rencontre permet aussi à certains individus aux intentions malicieuses de se jouer des gens. Un minimum de prudence est toujours à conseiller. Lorsque vous êtes embêté devant des échanges sur le Net, ne gardez pas vos questionnements secrets, de nombreuses personnes se font arnaquer financièrement. Restez vigilants lorsqu’il est question d’envoyer de l’argent ou des informations bancaires. La solitude et le besoin d’amour humains est parfois exploité par des individus sans scrupule. Si vous êtes trop mal à l’aise de parler à votre famille ou à vos amis,  n’hésitez pas à consulter.

Plus le temps avance et plus les rencontres en  ligne deviendront la norme.  Le prochain volet sur les rencontres en ligne portera sur la Netiquette, les bonnes manières à adopter en ligne.  À bientôt!

Mériza

PS Vos commentaires, questions et suggestions sont bienvenus.

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décembre 29, 2011

Qui fréquente les sites de rencontres en ligne? 1ière partie

par meriza joly

Cet article est le début d’une série sur les rencontres en ligne. Il y aura environ 4 articles en tout et ils devraient être tous accessibles avant l’année 2012. Bonne lecture!

Plus ça va, plus on connaît tous un couple qui s’est rencontré sur Internet. Quand le film Thomas est amoureux est sorti en 2000, les rencontres par Internet étaient encore marginales,   11 ans plus tard, le phénomène des réseaux sociaux favorisent encore plus cette façon de rechercher et de rencontrer l’amour.

Qui sont les gens qui s’abonnent aux sites de rencontre? Tout le monde?

Pour faire cette une étude,  Kim et Al [i] ont sondées  3 345 personnes: 47.5% étaient des hommes et 52.5% des femmes et l’âge  médian était de 48 ans. Voici ce qu’ils ont trouvé:

Premièrement, ce sont les gens sociables qui utilisent les sites de rencontres. Pour ces derniers, les sites de rencontres sont un moyen supplémentaire pour rencontrer l’amour (ou autre). Cette observation dément l’image populaire qu’on peut se faire des gens qui fréquentent ces sites comme des personnes anxieuses et esseulées.

Deuxièmement, les personnes qui ont une bonne estime de soi[ii]ET qui considèrent les relations romantiques comme une partie importante de leur vie fréquentent les sites de rencontre.

Troisièmement, les gens qui ont une faible estime de soi et QUI NE ne considèrent pas les relations romantiques comme une partie importante de leur vie fréquentent les sites de rencontre.

Finalement, les gens moins présents sur ces sites sont ceux qui ont une faible estime de soi ET qui considèrent les relations romantiques comme une partie importante de leur vie.

Surpris? L’hypothèse avancée par les chercheurs est la suivante : les gens ayant une plus faible estime de soi vont être davantage anxieux à l’idée de se faire connaître par une multitude d’inconnus. Ils ne veulent pas que les autres ne reconnaissent cette faible estime de soi ni risquer que cette information ne soit étalée sur la place publique. Le domaine des relations amoureuses étant lié au sentiment de valeur personnelle, les gens possédant une faible estime de soi en auraient plus à perdre lors des rencontres infructueuses sur le Net. Selon les chercheurs, ils adopteraient une stratégie d’évitement qui expliquerait leur plus faible présence sur les sites de rencontres en ligne.


[i] Kim, M., Kwon, K-N & Lee, M. (2009). Psychological Characteristics of Internet Dating Service Users: The Effect of Self-Esteem, Involvement, and Sociability on the Use of Internet Dating Services. CyberPsychology & Behavior, 12(4). DOI: 10.1089=cpb.2008.0296.

[ii] L’estime de soi est une attitude intérieure qui consiste à se dire qu’on a de la valeur, qu’on est unique et important. C’est se connaître et s’aimer comme on est avec ses qualités et ses limites. C’est s’apprécier et s’accepter comme on est. Sources : C.A.P. Santé Outaouais.

décembre 16, 2011

Les mots clés

par meriza joly
Artist Robert Indiana

LOVE Robert Indiana Montréal

   -un peu- BeaucoupPASSIONNÉMENTÀ*L*A *F*O*L*I*E

-pas du tout-

Est-ce qu’on peut mettre le qualificatif un peu  dans la même phrase que le mot excessive? Comme dans: ‘Depuis que j’ai commencé ce blog, je suis devenue un peu excessive’…. La sexologie est au carrefour de plusieurs disciplines et elle est aussi au cœur des préoccupations de beaucoup de gens. Quand monsieur et madame tout le monde sont  experts, la barre est haute!

Quand j’étudiais en sexologie à l’UQAM, on nous disait que les problèmes sexuels avaient beaucoup changé depuis la fondation du département de sexologie en 1969.  À cette époque, c’était le début de la libération sexuelle, les femmes et les hommes découvraient leur sexualité et le plaisir sexuel. C’est seulement en 1969  que le Parlement canadien a décriminalisé la contraception.  La pilule contraceptive a été classée parmi les grandes découvertes du 20e siècle.

Alfred Kinsey a écrit  les rapports Kinsey: Sexual Behavior in the Human Male (1948) et Sexual Behavior in the Human Female (1953), il a fait connaître  à l’Amérique ce qui se passait dans les chambres à coucher des américains.  Ces études étaient basées sur un échantillon de 18 000 personnes. Elle révéla au grand jour, la variété des activités sexuelles pratiquées. Ce fût une révélation pour  l’époque car personne n’en savait rien. Pour en savoir plus, le film Kinsey est un petit bijou  que je vous recommande.

Depuis cette époque, l’éventail des activités sexuelles disponibles est beaucoup vaste et relativement plus facile à pratiquer. Depuis l’arrivée du Net, on peut trouver un partenaire ou un groupe de gens qui pratiquent les mêmes activités sexuelles presque n’importe quand et à n’importe quelle heure. On vous propose une panoplie d’activités auxquelles vous n’auriez jamais songé par vous-même il y a seulement 20 ans. Il n’y a plus de limite mis à part ce qui est proscrit par les lois. L’impact se fait ressentir dans les chambres à coucher et chez les sexologues.

Une nouvelle étude vient d’être produite et un livre a été publié. Conduite entièrement sur le Net, l’étude révèle entre autres que ce qu’on dit aimer ou préférer publiquement s’avère être différent lorsqu’on se retrouve seul devant un ordinateur.

  • 100 millions d’hommes et de femmes provenant de plusieurs régions de la planète ont été sondées
  • 1 Milliard de recherches en  ligne ont été analysées, 1 million de site web, 1 million de vidéos érotiques, 1 million d’histoires érotiques, des millions d’annonces personnelles, des dizaines de milliers d’histoires romancées.

A Billion Wicked Thoughts: What the World’s Largest

Experiment Reveals about Human Desire

Je viens d’acheter le livre aujourd’hui, et je vais  le commencer en fin de semaine.  Dans un article du Discover Magazine signé par les auteurs Ogi Ogas et Sai Gaddam, ils nous donnent quelques faits observés et quelques pistes de réflexions. On s’entend qu’avec la banque d’information collectée, ces données pourront peut-être expliquer certains phénomènes. La drague en ligne et Internet sont entrés dans le paysage humain depuis si peu de temps. Ces données seront-elles encore valides dans 5 ans? Je ne sais pas mais pour l’instant en voici quelques unes:

1. Lorsque les gens recherchent, l’âge est important. 1 recherche sur 6 contient l’âge mais souvent en association avec un 2e mot clé tels que  femmes nues 25 ans, femme sexy 40 ans. Fait étonnant, plus d’hommes recherchent des femmes de 50 ans que des femmes de 19 ans et il y a une demande pour les femmes de 60 et de 70 ans.
. Le nombre élevé de recherches pour des mineurs demeure troublant (voir autre article sur les lois canadiennes).

2. Sur le Net, le désir est une activité solitaire. Assis seul, l’homme clic sur des vidéos et des images. Il cherche rarement à partager ses goûts et ses expériences avec d’autres hommes. L’opinion des autres sur ce qui est sexy ou non n’est pas pertinent.

3. La 3e catégorie de recherche la plus fréquente concerne la taille du corps:  grasse ou mince. Les auteurs constatent avec étonnement que le terme grasse est recherché 3x plus souvent que le terme mince (“skinny” girl vs “fat” girl).

4. Le 2e terme le plus recherché par les hétérosexuels anglophones est Cuckold porn,  en français, Porno pour Cocu. Le mari cocu est presque toujours caché et il regarde sa femme avec un autre homme. Il a un air frustré ou consterné. Le scénario classique dans ce type de porno est le suivant:  la femme se fait payer plusieurs centaines de dollars par un biker tatoué et l’action se passe sur un sofa miteux. Ou bien, un bel homme noir et  bien bâti prend la femme blanche.

Dans la littérature légère, il existe une catégorie appelée Loving wives. Le fantasme de ces charmantes épouses est d’avoir du sexe avec un  homme qui n’est pas leur mari.

5. Sur le Net, les hommes préfèrent les images, le visuel et les femmes préfèrent les histoires, les romances et les relations. Cette différence entre hommes et femmes se retrouve encore lorsqu’on leur demande quelles activités sexuelles sont recherchées sur le Net.

Si les livres cultes de Nancy Friday: My Secret Garden: Women’s Sexual Fantasies, 1973 et Men in Love, Men’s Sexual Fantasies: The Triumph of Love Over Rage, 1980 nous révélaient les fantasmes des femmes et des hommes, A billion wicked thoughts, nous dira sûrement ce que les hommes et les femmes espèrent retrouver dans les leurs. Je vous en reparle. Bon week end!

Mériza

décembre 9, 2011

La loi et l’exploitation sexuelle des enfants au Canada ET La loi C 22

par meriza joly

Le 7 décembre 2011, un homme 33 ans de Trois-Rivières et une femme 35 ans de Notre-Dame-des-Prairies, près de Joliette ont été arrêtés et accusés de possession et de production de pornographie juvénile, de publication de pornographie juvénile et de leurre informatique’. Article du 8 décembre 2011 sur le site Internet de Radio-Canada

Ils s’étaient rencontrés par l’entremise d’un site Web de rencontres et se seraient mis à clavarder. Ils en seraient rapidement venus à parler de sexualité, et de leurs fantasmes. (…) ils se seraient mis à élaborer des scénarios impliquant des jeunes filles mineures, se demandant l’un à l’autre ce qu’ils feraient s’ils avaient à leur disposition une jeune fille pour des jeux sexuels‘. Article Cyberpresse.

Avec les nouvelles technologies comme Internet, des nouvelles lois ont été élaborées et mises en place. Je suis en faveur de celles-ci mais  je crois que ces nouvelles lois doivent être mieux connues du public.  Suite à la lecture de ces articles, j’ai essayé de trouver plus de détails: j’ai fouillé sur le Net, j’ai appelé la SQ  qui m’a suggéré d’appeler la police de ma municipalité, j’ai appelé la police de Montréal et on m’a référé au site cyberaide.ca.  J’ai cherché sur le site, tourné, reculé, avancé par en arrière pour finalement, appeler un intervenant qui m’a guidé sur le site avec beaucoup de gentillesse et de courtoisie.

Accéder à de la pornographie juvénile est un crime au Canada. Le site cyberaide.ca contient la liste et les définitions des différentes formes d’exploitation sexuelles contre les enfants. Je vous invite à en prendre connaissance.

Formes d’exploitation

Possession, production et distribution de pornographie juvénile
Cyberprédation
Tourisme pédophile
Prostitution juvénile
Trafic d’enfants

Pour aider les policiers à faire face à l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet, la loi C-22  vient d’entrer en vigueur le 8 décembre 2011.

La loi C 22 oblige les fournisseurs de services internet à signaler la pornographie juvénile en ligne.  En vertu de la nouvelle loi, ceux qui fournissent des services Internet au public sont désormais tenus : de faire rapport au Centre canadien de protection de l’enfance s’ils sont avisés d’un site Web où pourrait se trouver de la pornographie juvénile accessible au public; d’aviser la police et de protéger la preuve s’ils estiment qu’une infraction de pornographie juvénile a été commise au moyen d’un service Internet qu’ils fournissent. (…) Le défaut de se conformer aux obligations contenues dans cette loi constitue une infraction punissable par procédure sommaire, dont les auteurs sont passibles d’amendes selon un régime progressif. Dans le cas des personnes (entreprises à propriétaire unique), l’amende maximale est de 1 000 $ pour une première infraction, de 5 000 $ pour une deuxième infraction et de 10 000 $ ou six mois d’emprisonnement, ou les deux pour la troisième infraction et les suivantes. Pour les sociétés et autres entités, l’amende maximale est de 10 000 $ pour la première infraction, de 50 000 $ pour la deuxième et de 100 000 $ pour la troisième infraction et les suivantes’.

Voici les détails concernant l’application du Règlement sur la déclaration de la pornographie juvénile sur Internet

***L’hypersexualité et la transgression***

Dans la sphère de l’hypersexualité,  la dépendance sexuelle ne mène pas toujours à la transgression des lois. Certains individus plus vulnérables seront trop curieux et se retrouveront avec des répercussions légales. La recherche de sensations de plus en plus fortes, l’isolement, l’illusion d’être anonyme amène parfois certains à prendre des risques qu’ils n’auraient pas fait dans le monde réel. Cependant, puisque nul n’est censé ignorer la loi, ces arguments ne pèseront pas lourd dans la balance.

Patrick Carnes (2001)[1] définie 3 niveaux de dépendance sexuelle :

I. Les comportements normaux, acceptables et tolérables : masturbation compulsive; danseuses exotiques, travailleuses du sexe.

II. La victimisation : Exhibitionnisme, voyeurisme, frotteurisme. Les victimes ne le sauront pas toujours mais elles demeurent victimes car elle n’ont pas pu consentir à cette pratique.

III. Des conséquences pour les victimes et des conséquences légales pour les dépendants : viol, inceste, pédophilie, représentants en situation d’autorité ou de pouvoir. Le niveau III est une progression sévère de la dépendance sexuelle.

La très grande majorité des gens vont demeurer au premier niveau. Si vous êtes tenté par le risque ou si vous vous sentez près de commettre un délit dans le virtuel, allez consulter et parlez-en à quelqu’un qui peut vous aider AVANT de commettre un geste que vous pourriez regretter. Si vous vivez des aventures sexuelles dans le secret le plus complet, si vous n’êtes pas certaines ou certains de ce que vous faites, sortez du secret et parlez-en à quelqu’un.


[1] Carnes, Patrick. Out of the Shadows: Understanding Sexual Addiction (3Rd Ed.) Hazelden, 2001, 219 pages

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