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mars 29, 2012

Le fétichisme

par meriza joly

Le fétichismec’est la satisfaction sexuelle liée à la présence d’un objet.

Presque exclusivement masculin, le fétichisme est un plaisir sexuel subordonné à la présence d’un élément – pied, soulier, sous-vêtement, etc. normalement dénué de signification érotique.

Les fétiches peuvent être :  

Des objets : Talons aiguilles, bottes, petites culottes, lunettes,des costumes, etc.

Des parties du corps : Seins, fesses, pieds, cheveux, lèvres, les femmes enceintes, etc.

Une attitude : Attitude autoritaire ou méprisante, attitude désœuvrée chez l’autre, pleurs, etc.

Une passion des étoffes : cuir, latex, soie, etc.

Des particularités physiques : maieusophilie (les femmes enceintes), unijambiste, handicaps physiques particuliers, etc.

Un fantasme peut inclure un objet fétiche ou une attitude ou une particularité physique. La nuance entre un fétiche ou une préférence est que le fétichiste a besoin de l’objet pour s’exciter sexuellement. Jouer un fantasme avec le partenaire à l’occasion en y incluant des scénarios particuliers (habillement, lieu, attitude) n’est pas un fétiche en soi. Ce qui crée un fétiche, c’est l’enfermement dans un scénario exclusif. Comme si les autres façons de faire devenaient fades et provoqueraient une difficulté à jouir dans son corps et dans son esprit.

Comment se crée un fétiche

Un fétiche se développe lorsqu’un objet quelconque est investi sexuellement. N’importe quel objet peut l’être à partir du moment où il prend une signification érotique chez la personne. Le fétichisme pourrait ressembler à une sorte de superstition sexuelle comme si on tenterait de recréer une scène antérieure où l’orgasme aurait été particulièrement puissant en en y associant un objet ou des éléments qui étaient présents. Un fétiche peut aussi servir de protection contre l’ennui, la dépression, la colère, etc.

Chez le fétichiste c’est l’objet qui est investi sexuellement et non le partenaire. À la longue, peu de partenaire souhaite être en compétition avec  une paire de bottes par exemple. Le fétichiste cachera sa situation à l’autre et il pourrait s’en suivre de l’isolement, de la honte et de la haine de soi car il devient esclave de son plaisir,  enfermé dans son désir et incapable de vivre de l’intimité. Un objet ne le laissera pas tomber, un objet est toujours là. La peur de l’abandon est palliée par l’objet.

 Le traitement

Puisqu’un fétiche est le summum du plaisir et de la sécurité, il est quelque peu difficile de suggérer l’arrêt total de celui-ci à moins que celui-ci n’entraine des conséquences légales. Puisque le fétiche enferme la personne dans une façon de faire exclusive, on peut suggèrer de s’ouvrir et d’explorer de nouvelles façons de stimuler son désir sexuel. Le fétiche demeure mais il devient une façon de stimuler son désir sexuel parmi un éventail de stimuli. 

Les réserves seront grandes mais l’enjeu est le gain d’une qualité relationnelle et d’une plus grande liberté. Savoir que mon fétiche est là, que je peux y avoir recours si je le souhaite et non plus de manière exclusive.

Ce ne sera pas facile. D’une part, la société de consommation sexualise les objets qu’elle nous vend promettant gloire, succès, amour et plénitude sexuelle et d’une autre, les adeptes de sites pornos portant sur les fétiches sont comblés, pour ne pas dire noyés dans une abondance éphémère banalisant du même coup l’enfermement et la détresse de certains fétichistes.

Pour traiter un fétiche, la personne doit être volontaire. Ceux qui croient ne pas avoir de choix manquent d’alternatives. Essayer autrement, s’ouvrir à l’autre,  sortir de son secret et se laisser aimer est un premier pas à faire.

 

 ♥  Dico-Psycho: Psychologie.com: Fétiche

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